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2008/11/30

Je paierais bien une poignée de p'tit change pour le revoir à nouveau danser comme un ivrogne dans un bar clandestin seul devant un jukebox!

Vous pensiez que je vous avais déjà oublié? Pour une rare fois, la réponse est... négatif!
En fait, les circonstances nébuleuses entourant mon emploi ont fini par se dénouer en un aboutissement douteux dont je ne suis pas tout à fait certaine d'être satisfaite, mais quoiqu'il en soit, l'important, c'est que je réussirai à absorber les paiements mensuels de mon carosse, du revêtement de caoutchouc multiplié par 4 qui s'y rattache, de mes extravagances vestimentaires/accessoires et des créanciers bénéficiant de l'utilisation du petit morceau de plastique vert translucide qui niche précieusement dans mon porte-monnaie, bref, tout cela avec de l'argent honnête [malgré que plus de la moitié de la population montréalaise pourrait débattre longuement ET férocement sur l'utilisation du terme 'honnête']!
Alors voilà, j'ai décidé que contrairement à mon habitude, je ne sauterais pas du coq à l'âne et je resterais dans le même ordre d'idée que ma publication précédente en vous présentant une deuxième dégustation de mets se conservant sous zéro!
 
Sans plus tarder, je vous présente aujourd'hui, chers lectrices et lecteurs........ LES FETTUCINIS SAUCE ALFREDO, LÉGUMES ET POULET GRILLÉ, de Stouffer's encore une fois, manque d'originalité oblige!
Cependant, il est toujours bon de savoir que ce simili-repas n'était pas prémédité, et est en fait le produit de la réflexion de la virilité incarnée, alias l'être cher, sur la question 'Kessé qu'on mange pour dîner?'. Évidemment, la réaction instantanée lisible sur mon faciès suite à sa réponse serait difficile à accorder avec 'enthousiasme', 'jubilation' et autres synonymes de ce genre. Mais en considérant davantage cette option qui m'était offerte, je me suis dit que ce ne pouvait être là qu'un élan de motivation supplémentaire à poursuivre les oeuvres écrites dont vous vous délectez de moins en moins souvent.
Je dois tout d'abord avouer que le format de l'emballage m'a séduite dès le premier regard; en effet, il se dessinait une parcelle d'espoir de voir mon appétit [considérant que je ne suis pas dans une période pré-débarquement des Anglais, que je ne suis pas en pleine gestation d'un bout de vie alliant les spécimens que constituent mon couple, que j'avais déjeûné ce matin, etc... bref, que mon appétit est à la normale, soit facilement rassasiable] comblée par la seule ingestion de son contenu.
Deuxième surprise [agréable, disons-le], les dits légumes intégrés à la sauce, qui devaient être des carottes bien pigmentées, finement émincées et quelques bouquets de brocoli bien fournis d'un vert à faire pâlir d'envie le Géant Vert, s'avérèrent être de vraies carottes bien pigmentées, finement émincées et quelques réels bouquets de brocoli bien fournis à faire pâlir d'envie le Géant Vert, le nain de Lucky Charms ET la chevelure de Bibi!
Par contre, seule déception à ce niveau; la sauce étant un brin trop onctueuse, je sentis mon foie avoir quelques palpitations... bien entendu, nous n'en sommes peut-être pas au même point que si vous m'aviez fait ingérer une poutine du même ordre que celle que l'Homme avait fièrement ramené de sa chasse à la Banquise alors qu'il était encore en pleine phase de 'tentatives de séduction à mon égard', et ce, avec un entonnoir vissé dans l'oesophage... mais... je me suis déjà sentie beaucoup mieux au niveau biliaire qu'après ce repas!
La découverte la plus surprenante provient sans aucun doute de l'emballage, une fois de plus! Quoi de plus banal, insignifiant et inintéressant qu'un verso de boîte me direz-vous!? Eh bien sachez que la cérébralement choyée entreprise devrait se mériter une nomination pour les prix Nobel et brille par son sens de l'innovation en nous présentant des suggestions de.... vins d'accompagnement!!
Bien entendu, ils ne pouvaient rater une si belle occasion de nous offrir un support visuel des plus influençables, soit une tablée généreuse autour de laquelle des potes branchés font jouir leurs papilles gustatives par les joies culinaires qu'ils savourent.
.. Ayoye!! La journée que je vais être assez cheap pour servir des repas congelés à mes invités tout en essayant de ne pas paraître si cheap que ça parce que j'accompagne mon avarice d'une bouteille de vin, c'est que je vais être tombée bas en ... et/ou être beeeeeeeen mal prise!
Au moins, il faut quand même leur donner un huitième de point pour ne pas avoir choisi des bouteilles à 30$ en montant!
Mais encore là... je crois que la dernière chose à laquelle je songerais comme complément liquide à mon repas, c'est bien une coupe de vin!
Et quelle chance cette semaine, les quotidiens de la province sont là pour nous faciliter la tâche: quoi de mieux que de gros caractères de première page qui nous explosent les nerfs optiques en ramenant sur la table le sujet des élections fédérales qui se renouvelleraient probablement sous peu... Rien de mieux pour vous aider à digérer! F*ck off les fibres!
 
Malheureusement pour vous, je ne trouve aucune morale pertinente à cette histoire, alors je vais y aller avec une morale pas pertinente du tout: 'Whoaaaa, ma boîte de bobettes fitt avec mon cahier de notes!!!!!!!'
 
Tadaaaam!Hem... peut-être lors d'une prochaine dégustation!
 
Veuillez pardonner la médiocrité de la saturation des clichés... vivement la fonction d'appareil-photo sur un cellulaire! Tant qu'à mettre toutes sortes de cochonneries qui fonctionnent à moitié, mettez-en don pas!
 
2008/11/9

-"Non, mais vous êtes qui, vous, pour me demander mes enregistrements?!" -"Un citoyen." HAHAHAHA!!!

Allons droit au but et appelons les choses par leur vrai nom; oui, j'ai dû me botter le derrière pour prendre le temps de m'installer sur cette vulgaire chaise de métal au siège rembourré, jadis vêtue d'une fourrure cheap en léopard, qui me serre de trône... royal... et d'écrire ces quelques mots qui, théoriquement, devaient vous être destinés dans des délais plus brefs...
 
Mais bon, soyez heureux, j'ai quand même trouvé un sujet digne de chatouiller votre intérêt gazé!
En effet, au péril de ma vie, j'ai mis mon système digestif au service de la science pour vous présenter cette toute nouvelle chronique culinaire où la question 'Vivre pour manger ou manger pour vivre?' ne se pose même plus; je commenterai de A à Z, pour votre plus grand plaisir, les joies de savourer quelques plats congelés en vente dans les marchés près de chez vous.
Ne perdons donc pas une seconde de plus et entrons dans le vif du sujet: Tchk-a-tchk-a-tchk! Thck-a-tchk-a-thck! Wiiiiiiiiinr!!! Pélo, vois-tu ce que je vois?! Chloé, vois-tu ce que je vois?! Eh oui, il s'agit bel et bien d'une sublime poitrine de poulet grillée aux fines herbes avec pommes de terre rôties et légumes du jardin de Stouffer's!
 
Attardons-nous d'abord à la présentation première du produit, soit son contenant;
l'expression 'Ne pas juger un livre par sa couverture' n'a jamais été aussi vraie dans ce cas, car l'image trompeuse, qui se sauve de cet adjectif par la microscopique mention 'Présentation suggérée' tout au bas dans un coin reclu, renvoie à nos papilles gustatives quelques attentes largement supérieures à la réalité, bien qu'encore là, ce n'est rien de très extraordinaire en photo. Bien entendu, pour les besoins de la cause, la petite assiette creuse de plastique nouère qui se trouve à l'intérieur était absente au moment de la photographie, remplacée par une assiette de porcelaine blanche classique, garnie à souhait, qu'on comprendra cependant plus tard être de la taille d'une soucoupe à thé en voyant l'étendu de la portion de nourriture. On aime également la fière mention 'même bon goût' bien en évidence, mais on ne comprend pas tout à fait à quoi elle se rattache puisqu'on ignore l'autre partie de la comparaison. On y représente aussi des bouquets de brocoli bien nourris par la magie de Photoshop et une feuille de persil en guise de cerise sur le sundae pour justifier les quelques dollars que vous avez dépensé pour cette chose. Persil, qui, évidemment, est passé maître dans l'art de l'auto-combustion, parce que je ne l'ai pas vu ni au début ni à la fin de l'ingestion de ce repas dont les Queue de cheval et Toqué de ce monde ne sont pas dignes. Un coup d'oeil aux ingrédients constituant ce chef-d'oeuvre culinaire fait en sorte qu'on s'explique mal que ce dernier contienne, outre une poitrine de poulet glacée, de l'arôme de poulet, et par deux fois mes amis. À tout le moins, si on ne se pose pas de question, on peut minimalement espérer que ce sera goûteux....
 
Cessons maintenant les préliminaires et ouvrons cette satanée boîte de carton qui nous rappelle que même si la compagnie appuie financièrement la fondation Visez Santé, celle-ci ne privilégie aucun produit, et avec raison. Dénudez le plat de tout son attirail de plastique et retirez l'amas de glace qui s'est accumulée... et qui est peut-être la raison du pourquoi ce produit était en spécial à l'épicerie... et soyez déçu. Je ne suis pas un ogre, mais mon sens des proportions bien aiguisé, sauf quand il est temps que je stationne ma voiture, a facilement pu constater que ce que j'avais devant les yeux était de l'ordre d'un amuse-gueule, et que me nourrir d'un steak de Monsieur Princesse m'amènerait plus rapidement à la satiété que ce pseudo-repas. Mon monde a également basculé quand je me suis attardée aux dodus brocolis promis par le contenant; je ne trouvai que des pieds de brocolis anorexiques et albinos par leur flagrant manque de pigmentation. En tout cas, ils doivent avoir un sacré jardin pour appeler ces choses et ces semblants de poivrons rouges aussi mous et inertes qu'un homme à qui l'on susurre les mots 'vasectomie-maison' à l'oreille "légumes du jardin". Et du plus loin que je peux me souvenir, jamais je n'ai mangé, ni même aperçu une poitrine de poulet aussi minimaliste, compacte et artificielle que celle qui m'était destinée dans cette boîte. On peut donc laisser planer quelques doutes sur la pertinence de l'appellation 'poitrine de poulet' (à moins qu'on ait omis le terme 'reconstituée') et sur l'intégrité des ingrédients mentionnés.
 
Quoiqu'il en soit, le seul commentaire positif que je pourrais apporter à cette dégustation, c'est que ce repas, traduisant bien de notre lâcheté à ne pas se faire de lunch ou à passer son tour pour cuisiner, est une bonne punition à notre paresse.
 
Quelques clichés du festin, incluant un close-up sur le 'glaçage' grumeleux et douteux du poulet, pourtant lisse, homogène et invitant sur la couverture:close-upmiam miam!un steak de monsieur princesseeh oui, j'ai mis ça dans ma bouche, pis j'ai même avalé!