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2007/2/23 On respire.... on garde.... on expire....!Avant que je commence à m'épivarder sur un quelconque sujet quelque peu burlesque et sans expression profonde, j'aimerais savoir c'est qui l'idiot qui a décidé de mettre des pêches dans le Déli Cinq, alors qu'innocemment, je me suis lavé l'oesophage avec le dit jus sans avoir préalablement remarqué l'ajout indésirable qui y a été mis... HEILLE! FRAN-CHE-MENT! C'EST QUOI L'IDÉE, HEN?! ÇA MARCHE PAS! C'EST PAS ÉTHIQUE! C'EST PAS MORAL NON PLUS! À PART QUE C'EST PAS BUVABLE, ÇA S'APPELLE PAS DU DÉLI SIX BOUT D'VIARGE! À QUOI T'AS PENSÉ D'ALLER METTRE ÇA LÀ-DEDANS? C'EST POUR TE SOULAGER DE FRUSTRATIONS RÉPRIMÉES? C'EST POUR TE DÉCULPABILISER DU FAIT QUE TU REFOULES DES PROBLÈMES DE DROGUES, DE SEXE, DE JEU ET D'ALCOOL? T'AS DES GROS NUAGES NOIRS DANS TA TÊTE? TU PRENDS DES P'TITES PILULES EN ESPÉRANT QU'À TON PROCHAIN CLIGNEMENT D'OEIL, TOUT LE MONDE VA SOUDAINEMENT SE DÉPLACER EN GAMBADANT, DÉGUISÉS EN TAON AVEC UN PANIER EN PLASTIQUE ROSE À LA MAIN, OÙ LES FLEURS VONT POUSSER DANS LE CIEL EN CHANTANT LES MEILLEURS CLASSIQUES DES B.B. ET QUE LE SOLEIL VA AVOIR UN GROS SOURIRE ET TE FAIRE DES TATAS? HEN??
Je m'arrête ici en espérant que mon commentaire fera peut-être bougé les choses, rendra les gens plus alertes, plus vigilants aux exigences de celle qui gouvernera, dans un futur prochain, cette forme presque sphérique constituée d'un noyau de magma, d'un manteau où se tortillent des courants de convection ainsi que d'une croûte terrestre qui s'érode plus vite que mon cheveu à force de se faire amocher et tapocher par-dessus et par-dessous.
Quoiqu'il en soit.... tous seront d'accord pour admettre que la journée d'hier... ok, avant-hier parce qu'il est maintenant passé minuit, soit le mercredi 21 février, était sans contredit l'une des plus belles journées que nous avons eu le loisir d'apprécier depuis un certain bout de temps. En effet, pour les gros chanceux qui étaient en congé et qui pratiquent ce sport où l'on doit enfiler une planche de bois effilée et joliment (pour la plupart) décorée sous chacun de nos pieds bottés, il s'agissait là vraiment d'un idéal rarement égalé, particulièrement cette année: le soleil, le vent quasi-absent, la température douce et la neige toute fluffy, pas collante ni glacée, de la vraie belle poudreuse, bref, qu'est-ce qu'on peut demander de mieux?
Et malgré le fait que j'allais devoir déplacer ma sublime enveloppe charnelle vers des horizons que je n'aime pas trop fréquenter, et ce, au début de l'après-midi, cela n'a pas empêché que la journée a extrêment bien commencée. Vous pouvez me lancer toute une panoplie de chous pourris, parce que non, je n'ai pas effectué la remise en forme de ma masse corporelle à l'extérieur. J'ai tout d'abord été déposée, âme charitable que je suis, l'élu de mon coeur (si j'en ai un!) au confus métro de Longueuil, et, dans un élan de joie indescriptible, mon périple de retour se déroula avec la vitre de ma voiture baissée, et ce, plus qu'au 3/4. Ok, oui, de prime abord parce que mon réservoir de lave-glace était aussi vidé que moi après une solide, torride... ... ... journée de kayak sous le soleil plombant, pas de crème... mon pare-brise étant ainsi aussi encrassé que votre esprit tordu quant à la phrase précédente, mais aussi parce que c'est tout juste si les mouches n'étaient pas sur le point de dégeler pour nous annoncer le printemps en s'éclatant leurs 37 paires de yeux à plusieurs reprises comme des 2 de quotient dans nos fenêtres! Et quoi de plus jouissif que de rouler, pour la première fois de l'année, la vitre baissée, la crinière au vent et de bons vieux classiques de No Doubt, Green Day, The Offspring et autres, retrouvés dans une craque de la banquette arrière, à fond la caisse bien sur! Mer-veille-eux! L'escale suivant se fit au gymnase, où je me donnai à fond dans des activités mettant en péril mon cardio; je m'amusai à m'éreinter sans regarder le temps filer! Comme il me restait encore un peu plus d'une heure à tuer, je suis retournée chez moi, en me sentant aussi revigorée que lorsqu'on prend une vraie douche après une fin de semaine de camping, une vraie là, à tel point que vous avez l'impression que vous vous êtes purgés, frottés comme un défoncé avec un papier sablé tellement vous avez l'impression d'avoir fait disparaître toute la crasse qui pesait lourd sur vous. Et une journée parfaite ne peut se passer sans que vous n'ayez dégusté une fantasmagorique sandwich aux tomates toastée. M-I-A-M! Ce qui, sans doute l'avez vous deviné, m'a fait office de dîner!
Et on dirait que c'est inévitable, des journées comme celle-là, on ne se peut plus, il faut absolument aller faire laver sa voiture au lave-auto le plus près, parce qu'on dirait que le plaisir presque malsain qu'on éprouve s'accroît davantage lorsqu'on est à bord d'une rutilante, aérodynamique, bien découpée petite voiture rouge pompier qui étincelle de partout comme un sourire de Colgate Total.
2007/2/1 OHH!! MYYY!!! GOOOOOOOOOOD!!!!Non, je n'ai pas vu Stéphane Quintal torse nu en train d'utiliser ma salle de bains, non, Tropicana n'a pas sorti la grosse cruche de 4 litres de jus Orange-Pamplemousse, et non, je n'ai pas non plus appris que j'étais enceinte de triplés. Cet élan de surprise, de peur et ce high de stimulis mettant tout mon moi en alerte sera expliqué et commenté à quelque part dans le texte qui suit;
S'avère-t-il que, hier, jubilant et jouissant d'une journée de congé bien méritée après plusieurs petits chiffres bâtards de 5 ou 7 heures au travail, je fus contrainte, de ma propre initiative, de me diriger vers ce lieu rempli de bons et mauvais souvenirs qu'est Saint-Jean-sur-Richelieu, notamment pour y récupérer quelques informations cruciales concernant ma requête très prochaine d'inscription à l'UQAM dans un domaine que je révolutionnerai d'ici ma sortie sur le marché ciblé. Étant plus rusée que j'en ai l'air, je décidai en quelque sorte de rentabiliser ce déplacement et cette perte de gazoline, plus ou moins appréciés, en faisant chevaucher mes patins sur mes épaules pour profiter, sur place, de la patinoire aménagée sur le canal Chambly. Une fois la paperasse ramassée, je me suis donc dirigée vers l'endroit de prédilection, une fois de plus, j'ai stationné ma monture dans les règles de l'art de mon sens de l'orientation, soit à 10km du point B, puis, je dûs prendre une petite marche de santé, bien au froid, jusqu'à la descente menant à la dite étendue glacée. Même si la ville ne semble pas disposer d'un budget assez grand pour déglacer les trottoirs et drainer la gadoue qui peut s'accumuler jusqu'à près de 9 pouces à certaines places, elle a cependant eu la brillante idée d'installer un grand abri temporaire, où l'on peut, dans confort et chaleur, enfiler nos jolies bottines avec une grande lame scotch-tapé dessus. Me précipitant avec hâte dans le petit escalier de fortune permettant l'accès à la cabane, ma course éffrennée fut rapidement stoppée lorsque je constatai qu'à son habitude, la ville, toujours aussi illuminée mentalement, gardait les portes barrées! Pratique!
Je dus piler sur mon orgueil et ma joie en enfilant mes patins au pied de la descente, aisément assis sur mes petites mitaines qui protégeait mon arrière-train de la croûte de neige sur laquelle il trônait. Et je vous mets à l'instant au défi, vous tous qui, à 21 ans, ne savez toujours pas attacher vos patins comme il faut, et que c'est encore votre père ou votre feu-copain qui vous les a lacé les dernières fois, oui, je vous invite à tenter l'expérience de serrer tous ces beaux lacets entrecroisés avec des doigts que vous n'arrivez même plus à sentir tellement ils sont gelés! Le résultat étant, qu'en plus de ne pas avoir chaussé mes patins depuis belle lurette pour pratiquer, en plus de ne pas avoir fait disparaître les stupides pics à l'avant de la surface de la Terre, ils étaient mal attachés!
Il est donc relativement facile pour vous d'imaginer toute la grâce et l'adresse que je dégageais, c'était comparable à toute l'agilité que peut démontrer un chevreuil naissant qui fait ses premiers pas! Ma-gni-fi-que! Mes pieds ont ainsi baragouiné quelques coups de patins pendant près d'une vintaine de minutes, sans toutefois que je me sente complètement à l'aise, souhaitant fortement qu'un jour je me procure des patins qui s'attachent aussi facilement que des bottes de skis, sans être jaune et arborer fièrement le logo 'Fisher Price' dessus. Si l'envie et du p'tit change dans ma poche auraient tous deux été présents, j'aurais pu, pour finir agréablement ce grotesque périple, réfugier mon nez morveux au Menneken Pis, juste en face, pour boire le chocolat chaud le plus cochon que vous n'aurez jamais vu dans votre vie entière, servi, bien entendu, dans un bol, avec de la crème fouettée pour ceux qui aiment, et un ô combien salivant morceau de chocolat noir à côté! À noter, par contre, que la patinoire est tout de même impressionnante, certes oui, on est loin du canal Rideau, mais on est également loin d'une flaque d'eau gelée entourée de planches de plywood peint en ce qui fut jadis blanc. La plupart d'entre vous sait probablement que je suis l'une des plus grandes sceptiques de ce monde, et à mes heures, bien que je sois l'une des rares qui a su regarder toute l'opération au cerveau effectué dans le film 'Saw III' sans broncher, je suis parfois pissou quant à certains sujets. Et j'ignore vraiment pourquoi, mais me déplacer sur une étendue d'eau gelée m'a toujours fait sentir... peu à l'aise! Même au canal Rideau, justement, il y a beau avoir 1000 autres personnes qui battifolent sur la glace, il arrive qu'à certains moments, je suis secouée par quelques étourdissements peu sécurisants. Et ce matin, comme j'ai hier réprimé mon envie d'aller glisser en 'crazy carpet' à la Côte-des-Vaches, je suis allée me promener dans la neige, portant gaiement mes culottes de neige, ma tuque de Shtroumpf, mon cache-cou nouère remonté jusqu'au nez pis mes grosses mitaines trop bien isolées pour les conditions météorologiques, puis, après avoir perçu de mes globes occulaires quelques traces de motoneige sur la rivière, je me suis dit que ça pourrait plaisant d'aller y gambader. Je me trouvai donc un endroit où il semblait possible de descendre jusqu'à la berge et de remonter facilement, avec quelques tours de passe-passe, puis, le moment fatidique arriva, celui où je dois poser mon pied sur la croûte où je devrai marcher, histoire de déterminer s'il est possible de... non, plutôt histoire de me convaincre que même si des ski-doo avec des bien-portants dessus y sont déjà passés, que je peux moi aussi m'y aventurer. Résultat de l'analyse: tout semble en parfaite condition. Je me lançai donc dans un trajet zigzaguant, à petits pas, à sens inverse du cours normal de la rivière. Et bien entendu, vous y retourneriez à l'instant présent, et vous pourriez remarquer qu'à plusieurs endroits, la neige a été balayée de ma main pour constater à quel point la glace était épaisse. Mais même si je continuais d'avancer, oui, sous mon gros 'suit' de neige, i was freakin' out like hell, toujours prête à laisser un doute que malgré son """"immense"""" profondeur, la rivière La Tortue ne me supporterait pas sur toute ma randonnée. Et à un moment, je me suis dit que c'était complètement ridicule, que je suis, la veille, allée patiner sur une glace qui tient au-dessus de quelque chose de beaucoup plus profond, et que, franchement, une motoneige, ça doit peser au moins 200 livres... à peu près... ce qui est, au départ, beaucoup plus lourd que moi, sans compter le poids de la personne qui la conduit. Et au moment même où mes pensées commençaient à me rassurer, en regardant légèrement devant moi, que vois-je?! Ironie du sort, des crevasses où l'on voyait et entendait l'eau vive couler à la surface! Inutile de vous dire que mes yeux se sont désorbités comme jamais auparavant, et qu'un demi-tour, malgré encore une fois la petitesse de mes enjambées, fut de mise! Et j'ai vite fait de me diriger vers mon point d'arrivée, ne portant point attention aux craquements lancés par la glace lors de ma manoeuvre de rotation!
Ce qui fait que.... vous êtes encore obligés d'endurer mes sensationnels écrits! Mouahaha! |
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