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2007/3/30 I believe in miracles, you sexy thing!Parfois, lorsqu'on s'arrête un peu pour filtrer toutes les informations auxquelles notre cerveau a réfléchi sur une période de temps donnée, il arrive souvent qu'on tombe sur des choses douteuses, soit carrément de la 'crap', ou parfois, sur des raisonnements sans grandes incidences. Il est évident que le ratio de 'bon' et de 'moins bon' varie selon plusieurs facteurs, par exemple notre état d'esprit au moment de la réflexion, les événements passés, l'environnement direct et indirect, le milieu d'où nous sommes issus et j'en passe! Cependant, je peux aisément affirmer que dans mon cas, je détecte toujours, peu importe la situation dans laquelle je me trouve, une quantité vraiment grandiose de trucs incohérents, de pensées frôlant le ridicule et il m'arrive trop souvent d'avoir des raisonnements qui sont loin, très très loin, voire indigne d'un prix Nobel.
C'est probablement pourquoi cette dernière caractéristique m'étant propre fait en sorte que vous lisez, plus souvent qu'autrement, des textes et des essais pouvant facilement se catégoriser dans la section 'Absurde/Pathétique/Inutile/Cocasse/Burlesque/Incohérent/Abstrait/Superflu/Attardé'... et curieusement, vous pourriez peut-être être surpris d'apprendre que mon cercle de lecteurs ne se limite pas qu'au nombre de commentaires laissés sur mes différentes publications! Non, non, c'est biiiiieeeeen au-delà de tout ça! Certes oui, je suis loin d'obtenir les mêmes cotes d'auditeurs (voir visiteurs dans mon cas) que le dimanche soir à SRC ou TVA à l'époque (extrapolez ici Tout le monde en parle et Star Académie), mais il passe plus d'une dizaine de visiteurs par jour, ce qui dépasse largement les hypothèses que j'avais formulées quant au nombre de blog-stoppeurs. Mais peu importe... j'ignore où je veux en venir avec tout ça, mais ce que j'essaie d'écrire depuis tantôt, avant chaque fois où je commence à divaguer du coq à l'âne, c'est que lors d'une de mes dites constatations psychologiques, j'avançais une affirmation comme quoi il est drôle de voir comment on peut avoir été 'setté' de façon non-proportionnel, soit dans nos traits de caractères ou nos traits physiologiques. Prenons ma personne à titre d'exemple. Si on jette un coup d'oeil à ma physionomie, on pourrait dire que ce que je n'ai pas eu comme volume dans ma poitrine a été donné à mon postérieur. Ce que je n'ai pas eu en longueur de cheveux a été donné à mes orteils. Si on regarde maintenant du côté psychologique, ce qui me manque en terme d'habiletés scientifiques, je l'ai eu en aptitudes artistiques. Et plutôt que d'opter pour mon sens rationnel, 'keep it simple' (parce que oui, j'en ai un bien caché au fond de moi), je penche automatiquement en direction de mon sens du détail opulent, et particulièrement de mon débordement d'imagination. C'est d'ailleurs en abordant ce dernier que je vais m'étendre sur plusieurs paragraphes... Voyez-vous, il m'arrive, le moindrement que je laisse l'ombre d'un lousse à mon cerveau de vaquer à d'autres occupations que mon travail, de regarder une simple chose, un simple mot, un simple nom ou une simple personne, et automatiquement, il se fait plein de liens dans ma tête, un peu dans le même principe que lorsque vous faites je-ne-sais-trop quelle niaiserie sur explorer, et qu'à votre grand désarroi, après avoir effectué une manoeuvre que vous ne sauriez identifier, un nombre exponentiel de fenêtre Explorer ou de Pop-up apparaîssent sur votre barre de tâches, et ça y'est, la panique est prise. Sauf que dans mon cas, ce sont plutôt des tas d'associations qui sautent aux yeux de ma masse cervicale, et dans le cas que j'étayerai, c'est plutôt une série de descriptions entourant un nom qui a fait en sorte que j'ai inventé à cette personne inconnue tout un monde, tout un environnement, tout un background, tout un corps. Le tout a commencé lorsque j'ai aperçu du coin de l'oeil, presque misérable par sa petitesse, épinglée illustrement par une pince magnétique sur l'énorme bloc blanc réfrigéré que l'on nomme à tort 'frigidaire', la liste des candidats aux élections provinciales se présentant dans ce paisible comté qu'est La Prairie (God bless us, les résultats des boîtes de scrutin de Brossard ne seront pas jumelés aux nôtres cette fois, puisque ce sont les élections proviciales!) Et voilà que, tout innocemment, au milieu de la liste, je peux, même sans l'aide de mes désuettes lunettes, apercevoir le fier représentant du Bloc Pot, le sûrement très respectable Monsieur Guy Latour.
Guy Latour... que oui, vous me direz, c'est un nom banal, des plus communs, sans artifice aucun. Guy Latour... peut-être qu'à force de le répéter, de votre côté, ça ne vous mène absolument à rien, ce n'est qu'un nom ordinaire parmi une liste de 7 participants, vous ne le connaissez pas non plus, bref, ça ne vous sonne aucune cloche, disons le franchement, vous vous en c*lissez sûrement!
Cependant...... dans les abysses de mon cerveau dérangé, à la lecture de ce nom, la fumée fusait de partout tellement mon système nerveux et tous mes sens brossaient le portrait fictif de cet homme, que je ne connais pas plus que vous, ni de près, ni de loin, ni même en photo ou encore par le biais de ces stratégies électorales.. Ce cher Guy s'avère un homme modeste, at the midterm de la cinquantaine, la queue de cheval grisonnante, le cheveu indécis entre être frisé ou emmêlé, assez huileux pour remplir votre apport quotidien en lipides, la barbe souvent négligée, d'une grandeur légèrement sous la moyenne et présentant une silhouette que l'on pourrait dire un peu maigrette. L'homme 'politique' a, dans des jours plus jeunes, déjà enfilé ponchos et bandeaux psychédéliques, le joint au coin de la bouche, et peut se vanter d'avoir à son actif la participation à plus d'une manifestation dont il ne connaissait pas toujours la cause (car peut-être n'avait-il pas toujours une capacité d'analyse cohérente et totalement opérationnelle..). Si vous lui parlez de communes ou encore de Westfalia orange avec des blé d'Inde peinturés dessus, sans doute ces quelques paroles sauront évoquer chez lui moultes souvenirs, vagues, voire peut-être enfumés et envoûtamment sinueux comme la célèbre 'Lucy in the Sky with Diamonds' des encore plus célèbres Beatles... Mais malgré qu'il ait connu une jeunesse de yéyé, cela n'empêche pas ce sympathique Guy de s'être quelque peu rangé quant à ce train de vie marginal où l'opium était considéré comme un groupe alimentaire. Aujourd'hui, vous pourrez le croiser, peu importe l'occasion, modestement vêtu d'une chemise carrotée, un peu style bûcheron, mais sans être rouge et noir, non, il adopte plutôt les mélanges de vert et de bleu, de brun et de jaune, un chandail à manches courtes de couleur unie mais assortie à son pardessus, une paire de jeans, semblant être un vestige des années 80, vous savez, le genre pas de coupe définie, ajusté, particulièrement à la cheville, et d'une teinte fatiguée qui donne l'impression d'avoir passé à la sécheuse plus souvent qu'à son tour. Mais, ho hé, il aime par contre ajouter une touche de fantaisie à son acoutrement selon la saison! Parce qu'en effet, malgré qu'il les porte 10 mois sur 12, il lui arrive parfois d'échanger ses rustiques sandales et bas gris par sa vieille paire de Nike début 90, achetés en spécial chez Zellers ou dans une vente de garage de Kanawake, qui fut autrefois blanche, mais qui, aujourd'hui, se percoît d'un jaunâtre crasseux peu agréable à l'oeil! Bien qu'il ait des antécédents de grano environnementaliste, il s'est plié, en 1996, à la majorité populaire en s'achetant une voiture, une Excel 1988.. relativement mûre. Pourrez-vous le croire, cette dernière est encore fonctionnelle puisqu'elle le rend, lorsqu'elle le veut bien, qu'elle ne 'stale' pas ou qu'elle ne perd pas de morceaux trop importants, du point A au point B. Votre oeil la reconnaîtra sans doute assez facilement; toujours garrée de travers dans la rue, ayant une fois sur trois un ticket accroché à son restant d'essui-glace, cette dernière possède une carcasse (et c'est le mot juste!) d'un gris charbon mât, étant en fait un fond de peinture au latex destinée aux murs intérieurs ayant été appliquée au pinceau... bon... on doit par contre rajouter qu'elle n'est pas UNIQUEMENT grise... on pourrait affirmer qu'elle arbore un motif de picots sur son ensemble, puisqu'en effet, tel un dalmatien, elle est couverte de taches de rouille ici et là.. et là et là aussi, et à certains endroits, on peut, à moins de 100m, percevoir des portions où l'oxydation, sûrement très affamée, a carrément digéré la carrosserie. Et encore là, donnez-moi un coup de règle sur la main, il faudrait encore me corriger, puisque ce tas de feraille mobile ne possède plus sa porte côté conducteur d'origine, celle-ci ayant dû être remplacée par un modèle similaire, d'une couleur oscillant entre Vieux Gold et Jaune-Orange, lors d'un incident précédent, on hésite entre deux:
Mais même s'il n'a plus de rétroviseur, même si son cendrier déborde de vieux mégots souillés parfois de café ou de rouge à lèvres cheap qui fait des grumeaux, même s'il se cache, au fond de sa boîte à gants qui ne se referme plus un vieux paquet en décomposition avancée de gommes Freedent, vous savez, celles qui sont enveloppées dans des petites pellicules d'aluminium et qui mesurent environ ¾" x 3", dans lequel il ne reste qu'un spécimen ayant pris l'humidité et qui n'en est plus à sa première fraîcheur, même s'il ne serait pas surprenant de trouver une charogne morte ou une vieille sandwiche au 'Paris Pâté' ou au 'Corned beef' enfouie dans un sac de chez Steinberg dans les craques de sa banquette arrière vu l'odeur de sûri qui s'y dégage, même s'il pend encore à la poignée useless qui est à moitié dévissée du plafond un vieux sapin sent-bon qu'il a acheté en spécial au 'Wise', sa voiture n'est pas le seul bien matériel qu'il comble sa vie. ||| À SUIVRE, plus tard, pour plus de détails sur le fruit de mon imagination ||| ||| Je rappelle que tout le contenu ci-haut est FICTIF. ||| |
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