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2007/4/30 Non, ce n'est pas le frère jumeau d'E.T.Vous connaissez Laval comme le fond de votre poche; les planques polici;eres sur la 440, les chemins de contrées campagnardes de St-François, son pénitencier et le ghetto à proximité, ses embouteillages de merde à l'heure de pointe, ses cokés et la racaille malpropre qui ne jure que par les bars locaux qu'elle fréquente depuis que ses disciples se sont plantées des prothèses de silicones de deuxième main, soit à l'àge de 14-15 ans car elles pleurnichaient de ne pas se sentir bien dans leur peau déjà surbronzée.
Eh bien jusqu'à ce moment présent, vous pensiez peut-être tout connaître de cette ville qui vaut bien une risée, et peut-être même deux, car saviez-vous qu'il se terre, dans les bas fonds de Laval-des-Rapides, même si c'est déjà un bas fond en soi, une vile créature, totalement illustre et hideuse?
Il est clair qu'une telle nouvelle vous a sans doute fait cracher les Cheetos ayant pris l'humidité avec lesquels vous vous étouffiez; je vous invite donc à les ramasser et à les ingurgiter de nouveau avant de poursuivre ma révélation choc... C'est fait? Bien!
Les rumeurs laissent croire que cette erreur de la nature, qui soit dit en passant, serait assexuée et analphabète selon les témoignages de vieux ivrognes prétendant avoir été agressés sexuellement par cette dernière, aurait comme habitat de fortune une chambre tout récemment rénovée aux bons goûts du jour (référence: 1951) au célébrissime 'Laval Motel'.
Son alimentation se composerait principalement de Petits Chanteurs de Laval, de répondeurs téléphoniques ainsi que de conserves Super C.
S'il sommeille en vous un reste de Steve Irwin, que ce soit une jambe, un doigt ou un pancréas, semble-t-il que notre spécimen aime bien patauger dans les écumes bourrées de toxines sur les berges de la rivière des Prairies. Et pour les plus voyeurs d'entre vous, on dit même que The Thiiiiing arbore souvent un maillot pailleté digne d'une grande folle, très suggestif.
À vos risques et périls de la rencontrer!
Voici un autre reportage extrêmement intéressant sur la dite créature:
2007/4/28 When the grilled cheese fights back by tasting nothingÇa fait un sérieux bout de temps que je veux écrire un texte consistant sur un sujet en particulier, un sérieux bout de temps qui se calcule en mois et presqu'en année, et comme il se présente actuellement un de ces samedis assez exécrable, où température moche et début de fièvre sont au rendez-vous, eh bien voilà, je me fais plaisir!
Quelque part dans mon top 10 des comportements humains les plus pitoyables, entre celui du mec qui conduit un pick up tout droit sorti d'un film du Midwest des années 70-80 et qui semble entourer les épaules d'une personne invisible à ses côtés, entre les gens qui consomment n'importe quel produit hétéroclite qui peut se loger dans la bouche et qui provient du PFK et entre ceux qui sont homophobes et racistes, il y a cette grosse strate de gens qui sont appelés infidèles. Comportement humain pitoyable... je rajoute ici, afin de renforcir le tout, pathétique, ridicule, et j'ignore pourquoi, c'est un sujet qui, même si je n'y suis pas impliquée au moment présent, vient m'irriter.
Je suis, en général, une personne que l'on peut considérer ouverte d'esprit... Cependant, à force de lire toute ça, vous pourriez croire que je suis fermée, bornée ou étroite de jugement. Personnellement, je considère avoir une opinion assez ferme sur la chose, non, en effet, je ne suis pas sous la peau des autres, mais fort sûrement que toute cette acrimonie provient de mon incompréhension face à ce choix. Retournons dans le passé quelques instants, à l'époque où on était à peu près innocent, sans péjoration ici. Je présume que votre opinion sur la tromperie ressemblait à la mienne, c'est-à-dire quelque chose qu'on reléguait aux 'déguelasse', 'ça se fait pas' et aux 'ewwwwww' de ce monde. Et voilà qu'au fur et à mesure que les années passent, on se rend compte qu'on l'a déjà fait, qu'on le fait actuellement ou peut-être y songeons-nous, on en a été victime, on l'est en ce moment, soit parce qu'on le sait par preuve irréfutable ou on l'ignore encore...
Et peut-être seriez-vous surpris, contrairement à moi, d'apprendre que plus d'une personne sur deux a déjà été voir ailleurs. On se réserve aussi le droit de douter un brin de la franchise des répondants au sondage ayant bâtti cette statistique..
Quoiqu'il en soit, je sais que pour ma part, je baigne dans cette moitié pour avoir déjà sauté par-dessus la clôture, j'ai beau souvent m'attribuer tous les compliments sur cette Terre, je sais très bien que je n'ai pas toujours eu les mains blanches à ce sujet, au contraire, je me suis salie dans le passé. Vous pouvez deviner que c'est une claque dans la figure bien méritée que d'être consciente de cela et de se considérer sale, irrespectueuse, dégoûtante, pathétique, pitoyable, ouark en j'en passe. Bien que sur le coup, sur l'impulsion, on ne pense qu'aux beaux côtés de tout ça, qu'à notre plaisir personnel, ça n'a pas été long que j'ai retombé sur mes pieds à réaliser ce que j'avais fait, que j'ai feelé assez cheap merci, que j'en ai braillé probablement plus qu'une personne qui se serait fait faire le coup, et que j'ai été piquée... non, plutôt fouettée par des remords.
C'est beau se dire que je vivais une situation un peu difficile côté amoureux, mais en rien cela peut venir excuser mon geste, à mon sens, il n'y a aucun bon motif, aucune raison valable qui puisse justifier d'agir de la sorte. C'est de la lâcheté dans sa plus grande intégralité, c'est de l'irrespect pur et dur, c'est bas, c'est sale, ça n'a tout simplement pas de classe. Donc oui, j'ai été tout ça, et franchement, l'avoir vécu ça m'a remise à ma place, cette mentalité innocente dont je parlais tout à l'heure m'a éclaté en pleine face et je me la suis collée au front à nouveau, pour longtemps, me trouvant vraiment pathétique d'être descendue à ce stade-là. Et je l'assume.
Sincèrement, je n'arrive pas à comprendre ceux qui vivent là-dedans et qui ne semblent pas éprouver une miette de regret, au contraire, ça semble totalement volontaire et satisfaisant. Comment on peut 'runer' ce genre de train de vie en parralèle à une relation où on est encore capable de regarder son compagnon ou sa compagne dans les yeux et lui dire 'Je t'aime'... Pourquoi il n'y a pas de trace de honte nulle part?! Et s'il y en a, bout de viarge, ce ne sont pas des 'Je t'aime', des tonnes de cadeaux ou des embrassades langoureuses qui vont venir effacer se qui s'est produit, ni pour un, ni pour l'autre dans le couple.
Et pour en revenir un peu à ce que je disais précédemment, les répliques du genre 'Mais ça va mal dans notre couple, c'est pour ça que je suis allé(e) voir ailleurs' me font bien rire! F*ck it! Non mais, heille, wow, j'espère vraiment de tout coeur que tu vas te mériter le prochain prix nobel pour ton illumination, ton génie pour résoudre des problèmes! C'est tout à fait évident que c'était ton dernier recours d'agir comme ça, sinon c'était la mort assurée! Parce que non, ce n'est pas pour rien ou par simple plaisir que l'homme, même dans son évolution la moins avancée, a fait en sorte d'inventer un langage pour comprendre et se faire comprendre, qu'il a su développer afin que ça devienne ce que l'on appelle aujourd'hui la communication. Et semble-t-il que la lumière ne s'est jamais faite dans ton cerveau, puisque tu ne t'es pas donné(e) la peine de dévoiler au grand jour ce qui t'achale, ce qui te déplaît, ce qui te frustre à ce point pour que tu décides de faire migrer temporairement l'intérieur de tes culottes vers des territoires inconnus ou non. Il me semble que la logique des choses veuillent que tu t'exprimes quand quelque chose ne va pas, et à la personne concernée s'il-vous-plaît! Tu n'es pas obligé de t'en tenir qu'aux suggestions grâcieusement offertes par ton ami, reconnu pour réfléchir avec le sac de noix vénérien qu'il traîne entre ses jambes ou aux illustres conseils en or de la barmaid lobotomisée aux seins refaits du club de danseuses local. Breaking news! Surprise! Eh oui, il y a des références plus crédibles que ces derniers! Et dans le pire des cas, si ton copain/ta copine est si insupportable, si insatisfaisant(e), pourquoi tu ne mets pas un terme à cette relation? Tu iras forniquer tout ce qui bouge après, une fois libre, pas quand ta tête est la seule à savoir que c'est terminé, parce qu'au fond, il faut toujours finir son assiette avant de se garocher sur le dessert.
Ta blonde a engraissé? T'aimes pas le modèle de lunettes qu'elle porte? Sa marque de tampon sonne pas bien à tes oreilles? La distance vous sépare? Ton chum ronfle la nuit? Il est en train de caller à l'arrière de la tête? Il y a un de ses amis qui souffre d'incontinence? Ben commence à lire les journaux, parce que personne n'est parfait dans la vie. Tu as choisi d'être avec cette personne, alors assume. Ça ne te convient plus comme relation, tu ne te sens plus du tout à ton aise? Eh bien tu sais quoi faire, ça commence avec ROM et ça finit par PRE.
Parce qu'aller jouer sur le terrain du voisin sans aucune permission, ce n'est pas la solution à rien. À part un sidéen en phase terminale, vous avez déjà vu quelqu'un de tout à fait sain d'esprit affirmer que la drogue était la solution à ses problèmes? Si oui, wow, dîtes-moi-le au plus vite que j'achète mon billet sur-le-champ pour voir ça!
Je sais que laisser des commentaires ça semble une activité dangereuse et à éviter à tout prix pour plusieurs d'entre vous qui lisez ceci, mais faites donc un petit effort, soit pour me faire comprendre ce qui n'arrive pas à obtenir une miette de logique et de moralité dans mon crâne, soit simplement pour me dire ce que vous en pensez! Mais sincèrement, venez donc m'expliquer si je vis ou non dans un petit monde utopique où, comme j'ai déjà lu quelque part, un couple fidèle c'est ni une légende urbaine, ni un mythe. Parce que si vous êtes capable de vous forcer le c*l pour finir un travail, si vous êtes capable de ne pas gratter une grosse piqûre de maringouin qui vous démange comme jamais, je pense que vous êtes capable de vous tenir droit et ne pas aller pêcher/pécher dans les couvertures de quelqu'un d'autre. 2007/4/27 La recette du bonheur absolu, c'est....À tout ceux qui recherchent encore éperduemment la recette du bonheur, cessez toutes vos activités, je l'ai enfin trouvée!
Elle ne vous demande pas d'aller dans des magasins d'aliments exotiques aux noms imprononçables, ni même dans la tente d'un shaman fou dans le fin fond de l'Afrique pour recueillir une quelconque poudre de Perlinpinpin... Vous aurez simplement besoin des ingrédients suivants....
Les instructions sont relativement simples. Enfilez le chapeau de cowboy, et mettez en marche la voix de Msieur Harper (un enregistrement de la chambres des Communes d'Ottawa ou du dernier débat des chefs ne vous donnera pas les mêmes résultats...). Assurez-vous d'être au soleil et de bien sentir la brise vous effleurer le faciès. Si vous avez une chaise longue, c'est merveilleux, saupoudrez-vous dessus! Découpez votre mangue, et savourez-la, lentement, les yeux fermés...... 2007/4/20 I wish I could be able to rise up my eyebrows with all this collagen in my face!W-O-W-E!
Vraiment, je ne vois pas d'autres mots dans mon vaste vocabulaire pour décrire la journée d'aujourd'hui! Même s'il reste encore quelques parcelles de soleil faisant en sorte que j'éprouve un fond de culpabilité à ne pas profiter de cette minime occasion de faire dorer ce qui reste de mon 'beau tan' hivernal, je me sens incapable de ne pas écrire ces bribes de mots à votre attention et pour m'éviter l'insanité psychologique à force de tout conserver dans ce garde-manger (?) qu'est ma tête.
Parce qu'aujourd'hui, en ce vendredi qu'on aurait pu confondre avec une journée d'été, mon enveloppe corporelle s'est vue attribuée un boost énergétique dont elle avait grandement besoin en ces temps pas trop évidents. Je me suis donc permise, étant maintenant libre de toute obligation professionnelle, d'aller passer une partie de ma journée à faire autre chose que de la chasse aux emplois et commencer à mariner dans le doute quant à mon orientation de carrière. Et quoi de mieux, dans ces circonstances, que de faire boire quelques litres de carburant à notre pièce de tôle roulante favorite vers l'une des stations de ski les plus pitoyables qui soient dans la région, et j'ai nommé St-Bruno! Mais, détrompez-vous, je ne suis pas allée enfiler une paire de planches affûtées pour y dévaller des 1 minutes, ou 2 si on est chanceux, de simili-plaisir sûrement slusheux et fouarreux à ce temps de l'année. Non, non, j'ai plutôt décidé de chausser mes vieilles espadrilles, fendues à peu près de la tête au cul pour ceux qui ne les ont jamais vues, ces bons vieux Sketchers gris et rouge qui datent de mon secondaire 5, c'est-à-dire trèèèès longtemps. Et question d'être encore plus au summum de mon aise, j'ai également pris soin de revêtir mon drôle de chandail blanc et orange, qui fait un peu penser à un maillot de cycliste ou au petit suit moulant de compétition de ski de fond, et mes joyeux short-leggings noirs! Y a-t-il vraiment quelque chose d'autre qu'on puisse rajouter à cette combinaison gagnante? Pour sûr! Quoi de mieux que la chanson 'I don't feel like dancing' qui vous chatouille sans cesse les tympans, en mode loop, mes amis! Et c'est ainsi accoutrée que je me suis présentée dans le stationnement du Parc Mont St-Bruno, sortant timidement de ma voiture parce que je constatai que j'avais l'air quasi toute nue à comparer des quelques gens qui se trouvaient sur place, abriés des orteils jusqu'au nez. Mais les chauds rayons de soleil qui plombaient sur mes leggings ont vite fait de me dégourdir et de faire mine de rien, étant maintenant persuadée que mon périple s'étendant sur plus de 9 km, où s'alterneraient jogging et marche rapide, ferait en sorte de me tenir à une température corporelle confortable. Et je n'eus pas tort. Tel qu'à l'habitude, les premiers pas de course furent les plus difficiles, puisque les dernières longues randonnées se faisant à un rythme plus accéléré effectuées sur les lieux remontent à un certains temps déjà, d'autant plus que le départ de la piste se fait en crescendo. J'ai donc calmé mes hormones un moment en décidant qu'il serait plus sage de commencer la route en marchant, histoire de me réchauffer les jambes, les genoux, les chevilles et les plantes de pieds. Et au bout d'un moment, l'adrénaline, la joie d'être sur place a fait en sorte que j'ai pu accélérer la cadence, courrant au travers du sentier sinueux. Ça peut avoir l'air d'un quétaine extrême, mais c'est franchement, et de loin, la randonnée la plus agréable que j'aie pu faire à cet endroit. Pas juste parce qu'il y avait encore des mésanges assez courageuses pour venir se poser sur le bout de mes doigts malgré qu'il n'y avait aucun festin à picosser, des rats musclés qui prenaient leur bain sur un tronc d'arbre submergé ou parce que des p'tits suisses buvaient sur le bord de la berge. Pas juste parce que le soleil continuait de radier partout, dû au fait que les feuilles ne sont pas encore sorties de leur cocon, ni parce que les 5 lacs étaient encore pris dans la glace, se donnant ainsi l'air d'être des patinoires gigantesques. Mais c'est surtout grâce au fait que j'étais là, en short, à courrir sans même me rendre compte que j'étais par moment essouflée ou que j'avais chaud, mais que je sautillais sur un sol parfois sec, parfois encore rempli de neige, parfois mouillé à flot par les ruisseaux qui y coulaient vu la fonte de l'hiver, parfois submergé par une épaisse couche de bouette. Et tout le long, j'ai cru que j'étais revenue 17 ans en arrière, à courrir comme une folle, contente comme tout, en sautant à maintes reprises à pieds joints dans la boue et dans les flaques d'eau, aussi profondes soient-elles! So what, j'aurais eu de l'eau dans mes souliers de toute façon étant donné qu'ils sont troués comme des gruyères, donc autant faire ça comme il faut! Et dire que c'est quelque chose qui me répugne habituellement! Oui, j'ai probablement eu l'air d'une deux de quotient aux yeux des personnes que je croisais, vue la quantité de boue que j'avais sur les jambes et avec mon sourire de retardée que j'ai affiché tout le long du chemin sans même m'en rendre compte! Et si ce n'était que de moi et de mon estomac qui commençait à crier famine et à boire, je serais probablement restée là facilement quelques heures supplémentaires. Non seulement ce sera probablement un petit pas m'aidant à remplir agréablement mon maillot de bain cet été, mais ça m'a définitivement aidé à me remettre d'aplomb. C'est tout de même dommage que ce genre d'activité ne se fasse pas à longueur d'année, en fait c'est plutôt étendu sur un jour ou deux, et même encore... mais bon, ce fut fort plaisant et revigorant! Et si jamais vous aviez déjà quelques doutes quant à la nature douteuse de mes activités, eh bien vous voià servis. 2007/4/18 Le secret du Wrap-éclair dévoilé: un boutte de friture et de poulet pitché sur d'la laitue et un tortillaQuelle est la seule ville pouvant se vanter d'avoir en guise d'attrape-mouches, la Récréathèque, une énorme fusée en papier mâché et un horrible cinéma au revêtement extérieur mauve pâle et turquoise à l'intérieur duquel les billets d'accès sont distribués par d'abjectes extraterrestres en plastique et en fibre de verre? Mais quel est le nom de cette simili-métropole vivant dans l'ombre de Montréal, où il n'est point surprenant qu'un viaduc s'effondre sur votre tête?
Vous aurez tous deviné, je l'espère, que je fais ici allusion à ce micro-climat social qu'est Laval. Bien que, contrairement à Longueuil, Laval ne soit pas [encore] titulaire d'une coupe de cheveux immonde, elle peut tout de même être fière de posséder, dans son contenu, des salons de quilles clandestins où, chaque mardi et mercredi soirs, la racaille municipale se réfugit pour investir une partie de leur chèque mensuel durement gagné. Il va sans dire, tel que dans un événement mondain, que ces derniers revêtissent leurs plus beaux atours, soient des T-shirts de la première cuvée de Star Académie, souillés de sueur, de boucane, de saleté, et parfois, si la pêche a été bonne, de boulettes 'Cordon Bleu'. Et à Laval, pas question de faire les choses comme les autres; en effet, vous pourrez le constater, tout autant dans la peau d'un piéton quand vous traverserez la rue, car les voitures accélèrent à votre passage, que dans celle d'un automobiliste, lorsqu'après avoir actionné sèchement les freins sur une route mal éclairée et déserte menant à Saint-François parce que des phares aveuglants vous collaient au derrière, vous vous rendrez compte que les sauvages conduisant les motos qui reluquaient vos arrières sont en train de vous prendre en chasse, zigzaguant trop près de votre carrosserie mobile adorée en vous profanant des menaces dignes d'une boîte à lettres sanguinaire, toute droit sortie d'un conte de course de traîneaux à chiens. Mais ce n'est pas tout! Même si la folie s'est emparée de la race humaine lorsqu'ils ont décidé d'y prolonger la ligne orange, ou cette autre fois où ils ont implanté une succursale du Tigre Géant, on peut tout de même, d'un certain point de vue, comparer la ville dont on peut inverser les lettres pour obtenir le même résultat peu savoureux en bouche, à Brossard, tant à la quantité d'ethnies qui la peuplent fièrement que par ce chantier perpétuel, pour ne pas dire éternel, qui vous demande toujours de faire brûler de votre précieuse gazoline et de votre encore plus précieux temps (voir ici, pour chacun des 2 cas, l'échangeur Taschereau et cette source de frustration qu'est la 13) (...d'ailleurs... pourquoi est-ce qu'ils n'ont pas aussi banni ce nombre de la nomenclature routière, s'ils le font déjà avec les adresses et les étages d'édifices?!) pour entrer en leurs lieux. Quoiqu'il en soit, Laval regorge d'habitants douteux, et fort heureusement pour sa réputation en chute libre dans mon estime, certains d'entre eux (mais rares sont-ils!), ainsi que son centre commercial massif, ont tout de même su s'attirer ma sympathie et mon admiration! 2007/4/17 Ai-je déjà songé à être un dépliant touristique? Hummm...C'est un petit village méconnu de plusieurs, alors que, pourtant, toute personne qui a déjà emprunté la 20 (pour se rendre au combien sympathique restaurant 'Le Madrid', où les déjeûners sont les meilleurs du Québec, semble-t-il, avec un gros bémol douteux que je me réserve jusqu'au jour où j'enfournerai moi-même un des ces oeufs-saucisses-toasts-p'tites patates-bine-et-bacons infectes dans mon orifice bucal, ou jusqu'à Québec) et qui se respecte, a indéniablement passé devant, et s'est sûrement exclamé de vive voix lorsqu'il/elle a perçu les verts vallons parsemés de garnottes de son célèbre camping, car oui, que serait un voyage vers l'estuaire du parfois brun, parfois vert St-Laurent sans une halte visuelle en direction du camping Ste-Madeleine?!
Mais savez-vous que cette petite localité prise en sandwiche entre St-Hilaire et St-Hyacinthe est plus qu'un simple divertissement pour les yeux? En effet, elle devient aussi, une fois par année, la risée de vos conduits auditifs grâce à son festival western, qui se déroule lors de la période estivale! Si vous vous risquez à vous aventurer au-delà de son point d'attraction majeur, vous constaterez que Ste-Madeleine s'avère un lieu de villégiature offrant une panoplie d'activités qui sauront plaire à tous et chacun. Situé à peine à quelques mètres du camping, le... coquet bar 'Le Scorpion' saura accueillir et rendre heureux les spécimens les plus hétéroclites qui soient, en mettant à leur disposition, pour une somme modique, de la bière tablette ou en fût, la plus diluée qui ne vous ait jamais été donné de Si vous parvenez à survivre à la lumière rouge vous empêchant de passer la voie ferrée, où, dans des circonstances indésirables, des trains de marchandises prennent parfois un malin plaisir à circuler en groupe de 3, chacun s'étirant sur une distance se calculant à près de 15 minutes, à vitesse normale, vous arriverez dans ce qui constitue le noyau du village. De l'épicerie du coin où de vieilles femmes chauves font leurs provisions jusqu'au repère des Chevaliers de Colomb, où il est possible de déguster le Fish 'n Chips local, où le 'fish' est en fait un rotteux insipide et les 'chips' sont plutôt puisées à même une caisse de 24, un repas de rois grâcieuseté du prisme tronqué de livraison du Métro, rien n'égale cette vue spectaculaire, voire à couper le souffle, donnant sur le versant de la carrière du Mont St-Hilaire. Mais malgré ces extravagances notoires, Ste-Madeleine reste tout de même un petit patelin paisible où les messieurs âgés vous disent bonjour lorsqu'ils déambulent dans la rue, où l'on pourrait touner une multitude d'épisodes de 'Pimp my mobile house', où les chiens jappent lorsque vous osez patiner sur toute surface asphaltée adaptée à la conduite automobile et où des cadavres de rats quadruplent leur volume, flottant non-challamment sur les eaux souillées des fossés agricoles dans lesquels votre frizbee se fait quelques fois un honneur d'atterrir, bref, où il fait bon d'élever vos déjections infantiles. |
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