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2007/5/5

Hiiiiiihaaaaaaannnn!!!

Il se peut fort bien que je compte aujourd'hui un immense public qui se chiffre à 1 personne en raison de la médiocrité grandissante de mes textes. Et j'ai beau faire un effort surhumain, ces derniers temps, en postant plusieurs textes, et ce, dans la même semaine, mais il semble que peu d'entre vous, pauvres âmes que vous êtes, y prête une oreille ou un appareil auditif. Mais quoiqu'il en soit, je sais que je ne fais que gaspiller ma salive, ou plutôt l'énergie de ma dextérité fabuleuse, en vous enguirlandant de la sorte; c'est à peu près comme essayer de faire sentir mal un chien mâle parce qu'il pisse sur tous les poteaux qu'il croise en chemin.
Et c'est pourquoi que je vous présente, sans plus tarder, les croustillances qui ont fait de ma journée quelque chose qu'on peut qualifier de satisfaisant.
La première activité de ma journée consistait à me réveiller, ce que j'ai fait avec brio. Eh voilà qu'à côté de moi gisait ma première surprise du jour, soit un homme assez sublime avec des épaules, des plumes et un bronzage digne d'un rôtissoire vendu à Shopping TVA! Quel bonheur! Moi qui en rêvait! Décidant, pour une fois, d'aller contre ma nature en ne me faisant pas prier pour faire dégeler les choses, je l'ai donc abordé sans tarder, lui faisant part de conversations de toutes sortes où je répondais plus souvent qu'autrement à sa place à mes propres interrogations, et comme on dit, one thing led to an other, je réussis, après quelques efforts, à avoir un brin d'intimité.
La case d'aujourd'hui de mon agenda n'étant malheureusement pas vide, les activités nuptiales dûrent être écourtées, puisque je devais me préparer afin de me rendre, un minimum présentable, dans un quelconque racoin du pavillon R de l'UQAM. J'enfilai ainsi mes plus beaux bas, pas dépareillés cette fois, avec des trous, une paire de pantalons que j'ai réussi à tacher en moins de 5 minutes, je mis le fer dans ma crignère délurée et des souliers pas très ragoûtants, sobriété oblige, je menaçai mon homme emplumé qu'il me reverrait bientôt tout en l'embrassant, puis, je pris le volant de ma grosse ride de pimp... sans kitt de jupe, néons, ailerons, mags chromés, bass déguelasse, vitres teintées... et sans pimp... faque finalement... ma voiture, très ordinaire à part le fait qu'elle est belle et qu'elle me contient, et je me rendis au métro Longueuil le plus proche, avec encore assez d'essence pour me rendre jusqu'à la station-service pour pomper à mort la petite lumière jaune s'étant allumée à côté de l'indicateur du niveau de gazoline.
Étant un peu plus serrée dans le temps que je ne l'avais prévu, mais sans négliger le fait que je suis un peu gratteuse ces temps-ci, j'ai choisi de me stationner dans le parking le plus loin et le plus gratuit du site, ce qui fait que j'ai écourté mon délai restant de quelques minutes de plus à force de marcher comme quelqu'un qui a besoin d'un suppositoire ou d'une crème contre les hémorroïdes. Grâce à un montant d'argent ayant été avancé sur mon cadeau de fête, que je voulais entre autre investir dans un laisser-passer pour la RoOoOoOoOonde, je pus me procurer deux billets pour une fantastique aventure dans le métro. En fait, l'aller était tellement palpitant que je ne me souviens de rien, et une fois rendue sur place, je me laissai guider par mon instinct pour trouver le lieu exact à partir de la sortie de Berri-UQAM. Me laisser guider par mon instinct.... grossière erreur!.. mais pas cette fois, mon incroyable sens de l'orientation ayant su trouver la bonne direction, ce qui me permit d'arriver environ 5 minutes avant l'heure prévue, dans le bâtiment. Guidée par les nobodies qui sont là à titre d'agents de sécurité ou de subtituts du genre, je descendis un escalier sans artifice pour me retrouver dans un couloir qui ressemblait à une audition pour le prochain Star Académie, soit un espèce de free for all où il y a du monde garoché un peu partout, de façon très incongrue, de toutes les couleurs, de tous les styles, d'à peu près tous les âges et de toutes les odeurs aussi.. Vivement les examens pour atteindre le statut de col blanc de la ville de Montréal. <-- à noter qu'il n'y a pas de point d'exclamation et que c'est tout à fait intentionnel.
Sinon... les quelques 380 personnes (même si je suis sceptique au fait qu'on était autant) que nous étions avons dû passer une batterie de tests de français et d'analyses de situations, et c'était assez péniblement long! Cependant, j'ai appris un nouveau terme, soit 'entrée charretière', qui désigne la partie de bordure de trottoir qui s'abaisse au niveau de la rue pour permettre l'entrée à un stationnement privé. J'ai été particulièrement séduite par la modernité de l'appellation. Et à part le fait que la signature qui gisait au bas de la feuille m'invitant à venir passé ces examens aujourd'hui sans faute s'avérait être une dame charnue bien peu sympathique, ou dit de façon plus crue, avec un visage et une attitude de grosse vache, rien de très notoire.
Mais le meilleur s'est sans nul doute présenté à la fin de mon périple. À 16h30, ils ont enfin décidé de nous relâcher, et vous pouvez deviner que je ne me suis pas faite dire deux fois, et même pas une, de me diriger au métro sans faire de détour et sans flâner, pour rentrer dans mon bercail adoré qu'est Candiac. Rendue au métro, coup de théâtre, des spécimens qu'on ne saurait classer précisément entre emo ou rockers des années '80 s'amoncelaient en quantité un peu troublante, tous s'écriant de façon hystérique qu'il y avait le feu dans le métro de la ligne verte, et qu'ils vivaient présentement le drame de leur vie en ne pouvant point rentrer chez eux, dans leur appartement douillet en forme de larme ou dans leur grotte, le service de cet itinéraire étant temporairement suspendu. Dû à cet incident technique, toutes les petites cabines de passage et les tourniquets étaient hors d'usage, et un pauvre homme qui a sans doute répété son discours maintes et maintes fois était de garde pour empêcher les trouble-fêtes de la ligne Angrignon/Honoré-Beaugrand de passer le périmètre de sécurité et laisser vaquer les êtres supérieurs qui se rendaient notamment vers la ligne jaune. Et vous savez quoi? Il me dispensa de lui remettre mon billet d'embarquement! Tadaaaaaaaaaa!!!! Je venais ainsi de me faire épargner 2.65$, une économie des plus substentielles!
Je partis ainsi, heureuse comme la reine d'une boîte de dragqueens, vers Candiac, la cité où le soleil se lève, se brosse les dents et se couche.
2007/5/4

Hum! Cela me laisse perplexe!

Bien que ce soit à mon avis un classique indémodable et LA chanson pour baptiser les hauts-parleurs de votre nouvelle voiture, je reste toutefois un peu perplexe devant la traduction des paroles, grâcieusement savourables par Google. À noter, le dernier refrain, que j'aime tout particulièrement par son absence d'exclamation et sa profondeur!
 
 
 
J'ai obtenu ma tête vérifiée
En un Jumbo
Il wasnt facile
Mais rien n'est, non
 
Quand je sens le métal lourd
Et Im goupilles et Im aiguilles
Mensonges du puits I et Im facile
Toutes les heures mais Im jamais sûr quand j'ai besoin de toi
Heureux pour vous rencontrer
 
J'ai obtenu ma tête faite
Quand j'étais jeune
Son non mon problème
Son non mon problème
 
Quand je sens le métal lourd
Et Im goupilles et Im aiguilles
Mensonges du puits I et Im facile
Toutes les heures mais Im jamais sûr quand j'ai besoin de toi
Heureux pour vous rencontrer
 
Ouais, ouais
Ouais, ouais
Ouais, ouais
Ah, ouais
 
 
Sur le mot de la fin, je vous suggère, si vous êtes à la recherche de bonne vieille crap d'antan, de télécharger l'unique, immonde mais combien divertissante chanson 'Are you Jimmy Ray?', de Jimmy Ray lui-même, bien sûr! Enjoy!
2007/5/3

Choisir entre une vague de m<a>rde et une vague de nostalgie... c'est parfois difficile!

Bien que ce soit peut-être du déjà vu pour certains, je vais débuter en vous invitant à regarder le petit vidéo sur le lien qui suit:
 
 
Eh bien ça, vous voyez, c'est à peu près le même genre de réaction que j'ai devant une couleuvre. Et Dieu sait que ce genre de spécimen abonde au Parc du Mont St-Bruno. Devinez maintenant où j'étais. Faites le calcul et si vous poursuivez cette suite logique, vous aurez sans doute compris que j'en ai croisé, plus d'une d'ailleurs, et que j'ai réussi à perdre le minimum de pudeur que je me garde lors de sorties publiques en ayant ainsi eu l'air, moi aussi, d'une poule mouillée hystérique devant chacune des deux pauvres bêtes, une à peine plus longue qu'un bout de lacet, et l'autre, un peu moins élancée que mon bras. C'est pourtant tellement inoffensif, presque vulnérable, peureux, mais fouillez à savoir pourquoi c'est ainsi, les formes invertébrées qui se déhanchent plus que Ricky Martin et qu'un troupeau de danseurs du ventre mis ensembles, et qui se déplacent encore plus fluidement qu'un Moonwalk, ses petits yeux en tête d'épingles, plus perfides que les billes de mon collier et rouge comme le y'able, cette langue aussi fourchue qu'Arnold Schwarzenegger, c'est un mélange qui, à l'image de mon premier copain, ne sera jamais gagnant, attirant ou même intéressant à mes yeux.
Et à part que d'avoir frôlé l'arrêt cardiaque par deux fois lors de ma marche, j'ai également savouré à mon insu toute une leçon d'humilité en allant 'driver' des balles de golf cet après-midi. Certes oui je suis loin de m'appeler [et de ressembler à] Tiger Woods ou Phil Mickelson, je n'ai pas le swing d'Happy Gilmore et le look de Bob Parker, ce qui fait que mon lancer est à peu près comparable à celui d'un arrière-train, mais seigneur, voir cet homme, qui, de dos, avait l'air croûlant, celui à côté duquel je cherchais désespérément une marchette ou un triporteur, voir cet homme tapper sa balle comme un rien et cette dernière de défier toute gravité et force frictionnelle pour aller s'écraser je ne sais combien de verges plus loin, à un point tel que je ne sais même pas si je l'ai vraiment vu atterrir quelque part... bref, jeunesse contre viei.... sagesse, amateurisme versus technique, je me suis faite laver, lessiver, torcher d'aplomb! Et je me suis bêchée trois fois contre des racines parce que j'étais aussi attentive à la route qu'une peste hyperactive dans une salle de classe.
 
Mais la journée n'a pas été une catastrophe pour autant, bien que j'aie failli me tuer avec quelques unes de mes propres balles s'étant envolées dans une trajectoire parfaitement verticale que je ne peux expliquer, sauf par mon manque d'adresse et d'habileté, j'ai réalisé certaines choses, mais plus important que tout, ces dernières semblent en mesure de s'incruster, s'imprégner, s'infiltrer, être assimilée par ma conscience, alors qu'habituellement, je sais bien les figurer, mais elles n'ont pas le temps de faire quoi que ce soit, mon cerveau imperméable les ayant fait glisser dans le néant, comme une ovule hostile qui rejette un spermatozoide idiot et indésirable. Ça aura probablement pris plusieurs éléments, étalés sur une période de temps assez prolongée, comme ce texte de ma cousine avec son histoire de mousse de jus pomme/raisin Oasis, comme ce commentaire d'un ancien collègue de travail qui voyait le visage espiègle d'un enfant de trois ans alors que j'étais en train de lui préparer une surprise reflétant le calibre et l'étendue de ma créativité et de mon esprit tordu, comme ces choses de mon enfance que j'ai prises en affection qui me laissent toujours une trace de sourire et de support moral quand ça ne va pas, comme le fait que je me fasse toujours carter malgré mes 22 ans. Parce qu'en décidant de continuer dans les plus longs détours des chemins st-bruno-de-montarvillois détenant la palme en terme de distance,  juste parce que ça me tentait, parce que j'étais contente de sentir mes jambes marcher et courir, parce que ça faisait du bien d'être entourée d'autres choses que des murs, j'ai décidé d'arrêter sur la plate-forme se trouvant sur un des lacs afin de lézarder au soleil, d'en profiter directement, un peu, pour une fois qu'on en a pour de vrai cette semaine. J'ai ainsi squatté le seul des trois bancs n'ayant pas été victime des chiures de mouettes et autres oiseaux exotiques du coin pour m'y étendre de tout mon long, la tête face au ciel, les yeux fermés et un sourire qui érodait de lui-même, sans que j'en décide ainsi, mon faciès. J'étais à peu près dans la même position, physique et psychologique, que plusieurs années jadis, couchée dans le gazon en plein milieu de ma cour, aucune notion du temps et sans scrupule, à observer le bleu et les drôles de formes que prenaient les nuages, s'il y en avait. Mais aujourd'hui, il n'y en avait pas, juste du bleu en tout et partout, et ça n'était pas moins agréable à regarder. C'est ridicule, mais je pense qu'à ce moment-là, on aurait pu me dire que ma voiture avait explosé, que mon compte en banque avait crashé, que je n'avais désormais plus de maison où retourner, que ma mère avait échappé intentionnellement sa cruche d'eau de javel sur mon gilet préféré, je n'aurais même pas sourciller. J'avais juste le goût d'aller danser sur Cotton Eyed Joe avec Mali jusqu'à ce que mort s'en suive, de sauter comme à la marelle sur les anciennes dales désuètes qui menaient à la porte d'entrée de ma maison, d'aller pêcher des grenouilles sur le bord de la rivière tout l'après-midi, d'aller construire des châteaux de sable sur le bord de mer de Myrtle Beach, de retourner me cacher dans les haies de la voisine qui faisait peur à tous les enfants de la rue pour gagner la partie de Polices & Voleurs parce qu'aucune forme d'existence qui soit n'osait s'en approcher.
J'ai réalisé qu'au fond, dans la vie, le seul stress à avoir, c'est que le voisin ne s'aperçoive pas que c'est nous qui a accidentellement pocké son auto avec la balle de baseball, ou de découvrir qu'un monstre aussi immonde que la créature de Laval vit sous notre lit.