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2006/9/25 J'SUIS CANADIEN ET J'SUIS DÉFONCÉ!!!!Bien le bonjour à vous, public que je gagne et regagne, pour certains, tranquillement mais gratuitement jusqu'à maintenant!
J'aurais très bien pu titré ce texte 'J'aime vivre dangereusement, volet 57', car, oui, aujourd'hui, j'ai failli faire le malheur de plusieurs en passant près de ne plus être des vôtres, tout cela à cause... d'une vulgaire lampe à 12.99$, en collaboration avec mon illustre intelligence.
Voici les faits tels qu'ils se sont produits en ce franc 25 septembre 2006, qui, je vous le rapelle, a frôlé d'obtenir une promotion en tant que 'Deuil international':
Comme il m'arrive trop souvent ces temps-ci, je dus, ce matin, enfiler mes plus laids atours et gaspiller l'équivalent d'une trentaine de minutes de goooz. Cependant, ô surprise et jubilation pour mon âme et mes tibias, lorsque je poussai la porte du diabolique, spacieux mais bondé de cochonneries local auquel je suis attitrée et/ou condamnée, la feuille décrivant quel boulet chacun portera aujourd'hui (autrement dit, la feuille mentionnant à qui sont attribuées toutes les différentes tâches du département) stipulait de façon courte, nette et précise que les 8 heures de torture m'attendant se dérouleraient loin des retours.
Une brève explication de la chose s'impose ici, car je sens que ça vous brûle les lèvres comme un feu sauvage au troisième degré ou encore comme une overdose de chips au vinaigre: mais qu'est-ce que les retours?!
Bien qu'à tous points de vue cela semble une véritable job digne d'un ortho qui classe des vis, les retours consistent premièrement à être capable de circuler jusqu'à l'ordinateur dans cette cage arrière qui sert en quelque sorte de backstore pour les comptoirs du service à la clientèle. Un coup que vous y êtes parvenu, la deuxième étape est beaucoup plus simple: vous lancez l'application nécessaire au traitement des retours, vous choisissez des couleurs psychédéliques, contrastantes mais ô combien harmonieuses (et qui vous feront sentir que c'est à ça que ç'a servi, trois ans d'étude en design d'intérieur) pour l'arrière-plan et le texte et vous sortez une première liste d'items retournés pour un département que vous aurez préalablement choisis (idéalement nous commencerons par ceux qui débordent de partout comme des gens bien-portants qui s'habillent trois points en dessous de ce que ça leur prendrait réellement).
Ainsi donc, vous n'avez qu'à nager péniblement jusqu'à la section d'étagère où traînent les quelconqueries que vous devrez recenser, et, au fur et à mesure que vous en saisissez une, vous scruter d'un oeil de sourd le numéro de retour, veillez à ce que le numéro d'items apparaissant sur l'étiquette de retour correspondent bel et bien à celle de l'emballage, vérifiez si ce dernier est intact s'il n'est pas destiné à la récupération, puis si tout semble en ordre, vous n'avez qu'à indiquer la quantité vis-à-vis le numéro décrit au premier point sur votre liste. Et parallèlement à cette activité des plus cérébrales, vous devez également faire en sorte que les items soient stockés et compactés dans un chariot pour éviter les pertes d'espace, ce foutu concept qui se répète vraiment trop partout dans cette dictature qu'est IKEA.
C'est à peu près aussi simple que ça, aussi faut-il que vous compiliez ces données sur le système lorsque vous terminez chacune des sections. Par contre, notons également quelques 'à-cotés' du type transférer une boîte de 200 lbs sur un autre chariot, déplacer une autre boîte lourde mal tapée et que ça vous 'chie dans les mains' avant même que vous ne l'ayez déposer quelque part, des étiquettes égarées ou juste pas collées pentoutte qui vous empêchent toute confirmation, des p'tits drôles qui déplacent un chariot et qui ignore l'existence de vos tibias et le fait que tu prends le temps de te friser et de te bombarder la touffe de spraynet le matin, pis qu'en fin de compte, t'as tellement chaud pis t'es tellement en bout de viarge que t'es juste trop 'décrissée' après 5 minutes. Vive le d'sour!
En gros, c'est à peu près ça, et le petit problème avec moi, à part que j'exècre ça autant, sinon plus, que la tourtière de ma mère, c'est qu'on dirait que j'ai tellement hâte de tout foutre sur un chariot pour m'en débarasser que j'en oublie de confirmer certaines choses, ce qui fait, en bout de ligne, qu'à la fin de la journée, lorsqu'on sort le bilan des articles restants, qu'il y en a une douzaine qui manquent à l'appel, et que, joie, faut t'essaye de les retrouver, sinon tu te fais chialer.
Mais bon, revenons à nos chèvres! Je disais donc que je fus dispensée du calvaire auquel je suis généralement habituée, et à la place, on me plaça vaillamment aux transferts. Oui, j'avais déjà deviné, vous voulez savoir ce que c'est, mais en deux lignes, et non en deux tomes de calibre 'encyclopédie'. Les transferts, c'est en fait un amas de toutes sortes de petits et moyens cossins, entre autre les items retournés (excluant les meubles et autres grosses fournitures), les démos soutirés du plancher de vente, des articles abîmés par les bêtes de foire que sont les clients ou autres trucs de ce genre. L'idée est en fait d'évaluer et d'inspecter le produit à savoir si c'est encore fonctionnel, si ça peut-être retourné, après quelques tours de passe-passe, de façon intacte sur les tablettes, ou à rabais sur les étagères du TelQuel (et si c'est le cas, tout dépendamment du problème, de l'abondance de stock qui nous envahit et de notre humeur, décider du prix qu'il sera) ou s'il ne vaut pas d'la crap, où il sera inévitablement condamné à la scrap.
Donc, avec le parteniariat de 2 autres collègues, on s'est mis à vider peu à peu les chariots plein de salopperies. J'exécutais le tout comme il faut, et, le destin a voulu que ce soit au tour de cette lampe minable de se faire tester. Alors, tout bonnement, je la branche, j'essaie une première ampoule, niet. Une deuxième? Ça ne fonctionne pas plus. Je n'avais donc pas d'autre choix que de constater qu'elle était sénile puisque certaines de ses fonctions manquaient à l'appel, et tel que stipulé dans un semblant de mini-formation, les lampes mourues doivent être dénudées autant que possible de leur(s) fil(s). Comme mes pinces furent subtilisées il y a de cela quelques jours, je considérai que la paire de ciseaux ferait très bien l'affaire et..... POW!!!!!!! Une mini explosion et pleins de flamèches s'en suivirent! Résultat, mes mains étaient noircies et les lames des ciseaux, trouées!!! Whoa!!!!! Oui oui, elles étaient fendues de tout leur travers et ce n'était pas du plastique! Quelle montée d'adrénaline soudaine! Y m'aurait quesement fallut une couche! Affirmatif, elle était encore branchée. Négatif, je n'étais pas AU COURANT qu'elle l'était. Affirmatif, je l'ai fait court-circuiter.
Je pourrais également vous parler de l'avant veille où j'ai failli mettre en bouilli un policier et où j'ai enfin faite la preuve du contraire que j'aurais de quelconques aptitudes à circuler en véhicule dans Montréal! Hahahaha! Quand tu tournes en rond pendant plus d'une 1h30 autour du point où t'es supposé te rendre, et ce, en empruntant le pont-tunnel, le pont Victoria et le pont Jacques-Cartier, c'est que t'es peut-être pas si une lumière que ça. Et que t'aurais dû mettre tes lunettes. Et que l'électricité c'est le mal. Les haricots aussi. Et David Hasselhoff a fait un vidéoclip de catégorie B. 2006/9/22 Misteur John Doe, CoooooOoOoOoOome On Down!Ce n'est pas parce que je suis victime d'accumulation de fatigue, de bouffées de chaleur et de froideur, d'une absence totale de commentaires sur mes récents écrits, d'écoeurantisme aigu à plusieurs niveaux et qu'une grosse grippe d'homme virevolte à proximité de mon sort que c'est une bonne raison d'aller me coucher sur-le-champ.
Parce qu'en effet, ça risquerait d'être encore pire si je ne mettais pas à l'écrit le compte-rendu de toutes les collisions sévères qui polluent mon cerveau et à peu près tout ce qui lui est rattaché.
Voyez, il y a des moments dans la vie où vous trouvez qu'il ne vous reste pas grand chose, à part ce délicieux, fantastique sandwich à la dinde et au jambon que vous mangez trois fois par jour parce que c'est ça qui vous rend fort..
Si c'est votre première visite aussi, peut-être allez vous croire que je suis une dépressive plus ou moins anonyme puisqu'il y a toute sorte de clichés quelconques de ma face à votre extrême gauche , mais détrompez-vous, je ne le suis pas encore!
Et sûrement que demain à mon réveil, tout ira bien, les chances que cela arrivent étant plus grande si le soleil décide d'être des nôtres. Sauf que là, j'ai horriblement mal à la tête, je suis dans le royalement découragée et enragée de constater à quel point je m'en vais tellement nul part avec ma job plate, j'ai juste hâte qu'un mec déguisé en mime sorte de derrière son panneau de verre et me dise que c'est seulement qu'une grosse blague de mauvais calibre, tout en me pointant avec sa main gantée les caméras d'une pâle imitation de Surprise Sur Prise.
Bref, c'est juste un peu pathétique de constater qu'il y a quelques mois, je fus toute vive et fringuante, toute boostée en pensant que le monde allait quesement se mettre à mes pieds à mon arrivée sur le marché du travail, pis que maintenant, tout ce que je constate que le "quesement" a un impact plus que considérable dans ma phrase.
Désolé, pas de dessert ce soir, je vous fuis en courant sur ces mots! Mouahaha
2006/9/18 Ma cacanne de spraynet est encore vide... snif!Bon.... c'est pas juste parce que j'ai déjà fait l'erreur de sortir avec un rebus de Laval (ni parce que même un brossage de dents intensif avec une douche vaginale ne parvient pas à effacer les traces qu'il a pu laissé!), que je colore mes cheveux à un rythme si fulgurant que si la tendance se maintient, à l'âge vénérable et/ou vulnérable de 25 ans, je serai chauve, que j'aime manger de la moutarde à l'état pure et que j'ai déjà ingéré des quantités considérables de margarine à la cuillère pendant mon insouciante jeunesse que j'aime vivre dangereusement...
En effet, depuis les 2 dernières semaines, mon subconscient est constamment aguiché par les courbes voluptueuses d'un mode de vie intrépide, où j'adopte la même face que le mec sur la pochette de '40 ans et encore puceau' en constatant que, tel un cascadeur, je tente de me lever à l'heure pas de cadran!
Et les défis n'étant jamais assez satisfaisants, voilà maintenant que j'ai fait le tour du réfrigérateur au complet, y compris le congélateur, et ne reculant devant rien, armée de tout mon courage, de ma bravoure et d'un poivre entre les dents, j'ai délogé plus de 3 sacs de poubelles pleins d'aliments aux mousses foisonnantes, brousailleuses et louches, d'items congelés que je ne puis identifier au moment du crime tellement les moultes années à périr au froid on fait en sorte qu'il y avait plus de glace après ces derniers que sur une banquise polaire, à un point tel où ce n'était plus un piment glacé, mais de la glace au piment! Certes oui, j'ai garoché au bout de mes bras plus de 4 contenants de crèmes glacées de toutes sortes, dont un pot de sorbet qui ressemblait drôlement à un clown scalpé. Oui, mes frères, je fus témoin que même des saucisses hot dog, même des crevettes, des pâtes, même un semblant de filet de poisson et des croquettes de poulet peuvent rendre l'âme dans ce que la science utilise pour conserver les choses, voire même pour ramener ces corps morts à la vie.
Et bien entendu, vous aurez sans nul doute deviné que la première, l'ultime cible se trouvant sur ma liste noire s'avéra être cette ô combien scandaleuse pinte de lait de soya dont la date de péremption a chatouillé plusieurs curieux et protestants.
Pour boucler le tout à cette histoire, j'aimerais donner une chaleureuse main d'applaudissement aux vidangeurs qui ont vidé le contenu de la poubelle, où logeait entre autre un format familiale de viande hachée qui a passé tout droit et qui est devenue brune, et qui s'est ensuite colorée d'une teinte, s'apparentant à gris, dont je n'avais encore jamais soupçonné l'existance jusqu'à présent ainsi qu'une multitude d'étranges créations culinaires maternelles, plus douteuses et odorantes les unes que les autres. Vraiment, vous avez ma gratitude la plus profonde!
Sinon, je pourrais en quelque sorte dire que je me suis remise pour de bon à la course. Voilà maintenant que je tente d'effectuer cette activité de façon la plus quotidienne qui soit, et ayant un horaire qui frôle de très près l'instabilité, les moments que j'y consacre ne font parfois pas l'hunanimité chez tous et chacun.
Eh bien ce matin, croyez-le ou non, moi qui croyait que les moufettes en vie n'étaient qu'un mythe, ne connaissant seulement que la version écrasée sur le bord de l'autoroute, j'ai fait la rencontre du deuxième type! Après une course un peu trop matinale, où même les premières lueurs du jour n'étaient pas encore au rendez-vous, j'adoptai des enjambées plus restreintes, tout en réalisant que les mètres qui restaient à franchir s'égrainaientt rapidement, me rapprochant de plus en plus de ce bol de carrés de blé organique sur lequel je fantasmai au cours de mon périple piétonnier, quand soudain, j'ouis des pas pressés de petit obèse! Et que vois-je! Une masse informe et trappue qui failli se faire heurter par les divins porteurs de ma craque d'orteil et qui arborait à son pelage deux longues mèches blanchies, qui n'ont pas été faites ni au papier, ni au casque. Que d'émotion, d'autant plus que ma demeure est actuellement dépourvue de toute trace de jus de tomates! Et évidemment, il était impossible, venant de ma part, que je n'émette aucun commentaire à haute voix... mais l'avantage de se lever à cette heure, c'est qu'il n'y a, en général, jamais personne pouvant être témoin de vos comportements malsains.
Comme les lundis de mon existence ne sont que très rarement offerts en congé, je fus condamnée à me déguiser en guignole pour gagner mon pain quasi-quotidien... et quoi de mieux, après une journée qui vous a scrapé le semblant de manucure que vous avez réalisé la veille, qu'un bon trajet boisé au pas de course, et ce, dans les altitudes vertigineuses [insert sarcasm here] du Mont Saint-Bruno. Bien entendu, tout ne pouvant pas se dérouler de façon normale, une stupide patrouille de la SQ décida, à l'heure-même où je fus libérée du Tupperware jaune et bleu, d'évacher sa monture dans les 2 voies de la 30 ouest, en direction de mon objectif ainsi que de mon chez moi. Frustration, jurons et scènes gratuites furent au rendez-vous, et après 55 interminables minutes, je réussis à parcourir la distance que je fais normalement en 5 minutes, sans exagération.. Vous pouvez donc aisément deviner que malgré le fait que le coucher du soleil détermine l'heure de fermeture du parc, je n'allais tout de même pas me laisser chier dessus en retournant chez moi penaude, et mon cerveau dirigea ainsi mes jumeaux, mes rotules et le mou de jambe qui ne veut point capituler vers l'une des plus courtes pistes de la place, histoire que je puisse la terminer sans me faire raccompagner avec une fléchette poéson dans le cou par la sécurité et les garde-chasses. Et ô surprise, ce fut loin d'être une déception, au contraire! J'eus la chance de parcourir un chemin sineux, mal tracé, parsemé de roches, de racines, de dénivellations et d'embûches de tout genre, même une souris morte, en zigzaguant entre les arbres, malgré que j'eus été forcée de ne regarder que par terre afin de ne pas me planter. Que de plaisir! Ça ne vient peut-être pas frôler l'extrême que l'on peut attribuer au bungee ou au saut en parachute, mais vous n'avez pas d'autre choix que d'être conscient du fait que pour courir là-dedans, qu'à tout moment, à tout faux pas, un bèche est si vite arrivée, et se fera un plaisir délétère de s'accompagner d'une cheville tordue ou d'une face en cratère.
Bref, je vous le recommande!
2006/9/6 Stéphane Quintal is MY sexy biatch!Si, ce soir, vous avez daigné ouvrir cette chose que l'on nomme télévision, et que par un quelconque hasard vous êtes tombés sur les nouvelles, sans doute avez vous vu ce reportage qui tente de vous soutirer larmes et kleenex en vous informant que 5 dépouilles de soldats canadiens ont été ramenées, sonnant ainsi l'alarme comme quoi c'est trop dangereux et que les troupes militaires devraient rentrer le plus vite possible au bercail....
Eh bien j'espère que vous, toute ma gagn de vous autres, que ce soit Montréal ce soir, le Téléjournal, LCN ou ben Le grand journal avec l'espèce de freak qui propose à chaque midi des sondages plus bidons jours après jours, allez accepter mes plus plates excuses parce que ça ne vient pas me plisser le front pour une cenne, et encore moins pour 2.
Comme si la mort de 5 soldats c'était encore plus dramatique que l'intrigue sur laquelle on nous laisse à la fin des Feux de l'amour...
Non mais juste pour le fun, combien pensez-vous avoir tué de personnes là-bas? Et franchement, je sais pas quel genre de pois vous avez dans le crâne, mais même un organisme unicellulaire aurait été assez wise pour savoir que le voyage dans les pays arabes qu'on vous offre, c'est pas un séjour tout inclus dans un hôtel 5 étoiles du club Med.
Faque si tu pensais que rentrer dans l'armée c'était juste une façon d'avoir l'air plus viril (et si c'est le cas, retrouve ton manuel d'instruction pis ton emballage et demande à tes parents de te ramener où ils t'ont acheté sous prétexte que tu devrais être un item à discontinuer) ou encore une façon de voir tes études toutes payées par autre chose que ton porte-feuille ou celui de tes parents (bref, ça s'adonne que c'est finalement notre porte-feuille qui côtise pour toi), ben assume. C'est pas l'fun de mourir mais vous faites même pas pitié. Pouint. Heille s'tu d'ma faute à moi si la confiture avec pectine ça goûte la .....?!Si vous aimez ça me voir me rouler dans le ridicule comme j'ai pu rouler pendant 10 minutes dans les p'tites roches pointues en suivant le va-et-vient du bord de mer qui tirait trop pour que je garde l'équilibre sur mes deux cannes, et bien gâtez-vous, c'est le moment ou jamais d'en profiter.
Il est fort probable que la raison de tout cela soit dû au fait que je n'ai pas mangé assez de p'tits pois dans ma vie, mais il semble en effet y avoir une quelconque malédiction s'étant acharnée sur mon sort, voulant ainsi que j'écope de journées de congé vraiment merdiques, comme celle d'aujourd'hui. Tsé, le genre de journée de shnoutte où la température extérieure frôle le laid, qu'à tout moment t'es prêt à enfiler tes bottes de pluie Fisher Price et un sac à vidange. Le genre de journée qui te rapelle qu'on est le 6 septembre, que l'été est finie, que t'as pas eu le temps de perdre ton bagage de gras, qui semblait pourtant si simple à faire volatiliser, le genre de journée qu'on attribue normalement au mois de novembre parce que c'est plate, c'est laid pis y se passe rien, où même écouter 8 épisodes de Virginie en ligne est 100 fois plus palpitant.
J'ai eu beau aller me faire faire de légères douleurs dans les plantes de pieds et dans les aines (mais pourquoi?! mouahaha) en dominant l'un des plus sinueux trajets du Mont Saint-Bruno, où l'on prend un malin plaisir à inscrire les mauvaises distances qui restent à parcourir jusqu'à votre but, le centre d'accueil, j'ai eu beau constater toutes sortes d'erreurs de conduite de la part d'un ignoble agent de la SQ qui roulait devant moi pour se rendre à la même destination, ça n'a pourtant pas empêcher le miroir de me re-faire constater que j'ai encore la même maudite coupe de cheveux de pré-adolescente depuis la première année de primaire, où les seules variantes furent un toupette, pas de toupette, un toupette, pas de toupette, un toupette, pas de toupette et depuis quelques années, quelque chose qui est entre le avec et pas de toupette. Et des pointes défrâichies en plus, malgré toutes mes illustres efforts pour les cisailler à coups de coupe-ongles! Et que je donne presque raison à l'insolente qui m'a carté le jour où j'ai voulu retiré un 20$ en achetant des joviaux cigares à la framboise.. il y a de cela une semaine. Et pour toper le tout, les p'tites garnottes n'arrêtaient pas de rentrer dans mes souliers pendant que je courais
De plus, pour mon plus grand bonheur, je fus aujourd'hui condamnée à laver la salle de bains d'en bas, qui est depuis toujours d'une crasseté absolue. TUBERNAKEULE! J'HAIS ÇA LAVER UNE CHAMB' DE BAINS! FAIS-MOI FAIRE LA VAISSELLE, FAIS-MOI TORCHER UN FRIGO INSALUBRE, FAIS-MOI DÉCRASSER UN PLANCHER DE PRÉLART, FAIS-MOI MÊME RAMASSER DU VOMI DE CHIEN, MAIS VIARGE, PAS UNE CHAMB' DE BAINS! Et telle une pl*tte qui se cherche une relation stable, elle est laide pis pleine de cochonneries, faque ça aide pas à sa cause. (Note à moi-même: c'est quand même moi qui a choisi les couleurs des murs... Un commentaire: ouache)
Là j'ai juste le goût d'aller me fumer un gros shisha pis faire des ronds avec la fumée pour oublier que j'aime pas l'automne, à part pour les croustades aux pommes.
2006/9/5 Ouate de phoque?!?!J'aurais amplement pu digérer un repas 8 services et me tricoter un foulard et une tuque en écureuil en attendant que cette satanée session s'ouvre enfin, mais je fus patiente, et me voici, pas très fraîche mais presque dispose à vous écrire ces quelques lignes... Alors sens-toi choyé, oui, toi, la fille qui est tellement gelée qu'elle trash sur la trame-sonore de DomJuan, oui, toi, le mec qui prend tellement de créatine et de milkshakes protéinés qu'il a même les sourcils musclés, oui, toi, le senteux qui fait son épicerie chez Canadian Tire, oui, toi, l'étudiant en administration tellement gratteux qui se met en mini-jupe et qui se frotte sur tout le monde dans les bars pour se faire payer des drinks, et oui, toi aussi, le mec qui a passé son été dans cave à jouer à des jeux de rôles tout seul en s'imaginant que sa moppe défraîchie était en fait une épée et que la thermopompe incarnait le Roi Arthur.
Certes, j'ai beau vous interpeler, mais je sais que tout ce beau monde n'est peut-être plus au rendez-vous, dû au fait qu'ils se sont peut-être achetés une vie maintenant... Si oui, bravo!
Malgré cela, c'est tout de même presqu'intéressant de constater que depuis le début de cet abominable amas de textes plus bidons les uns que les autres, j'aurai été analysée par le nerf optique de plus de 23127 âmes, ce qui nous donne un total d'environ 38.55 personnes par jour, le .55 étant probablement attribué à des personnes de petites tailles ou à des gens qui étudient ou ont étudié en génie. .....
Bon, ok, on s'en c*lisse.
Parlons maintenant des vraies choses! Et quoi de plus vraie chose que... l'amour! (Ouuuuu-Waho-Wahaho! - Watatatow)
Même si j'en ai glissé des craques dans l'endormante correspondance précédente, j'ai la chance d'être co-propriétaire d'un couple qui fonctionne bien, et pourtant, scrutez-moi sur mes photos, dans mes notes de cours(si elles sont toujours de ce monde) de tout ce qui se catégorise dans les sciences ou venez recueillir les témoignages de parents exaspérés (ce qui signifie MES parents), je suis un cas lourd (et je rajouterais ici, pour ma part, dans tous les sens du terme) qui doit être pris avec des pinces et un scaphandre, à peu près aussi dur à suivre que l'évolution de ma coloration capillaire.
J'sais pas trop moi-même où je veux en venir avec tout ça, à part au fait que je dois aller payer ma carte de crédit, mais des fois c'est décevant de constater à quel point y'a des couples que tu te demandes leur raison d'exister, ou encore, de pauvres torchons pourtant si joviaux et attachants qui n'arrivent pas à trouver leur guenille, à un point tel où tu ferais don d'un de tes clônes dans un geste de pitié ou d'altruisme.
Bref, je me travestie ici en Dr Phil pour vous claquer un 'ne perdez pas espoir' en pleine tronche!
Sachez qu'un jour, vous aussi vous allez la trouver, cette personne qui accepte de vous prêter ses bobettes, même si elle est du sexe opposée, qui vous offre des dés en minou assortis à votre voiture, qui vous trouve belle même en legging... .. huh non c'est pas vrai... dabor, qui vous trouve belle même quand vous vous levez le matin ou même quand vous lui bavez sur le bras pendant que vous dormez, qui vous envoie un bouquet de fleurs (et si vous êtes chanceu(x)(ses), remis par un mime) de la mort pour se faire pardonner, qui veille à vous faire faire une copie en peau de vache de la clé déverouillant son appartement, qui vous donne quasi-carte blanche pour décorer sa niche pour la session, qui respecte PRESQUE votre obsession maladive pour la moutarde, qui tolère vos excès de paranoia ou d'instabilité émotionnelle, qui est émoustillé (!) par tous les faciès contorsionnistes que vous pouvez arborer, qui boit de l'eau à saveur de framboises, qui ne supporte pas le fait que vous 'décrissez' tout le temps les couvertures dans le lit et qui partage le même dévouement face au camambert mou... mmmmmmmmm!
Ben oui, ça existe. Pis c'est moi qui l'a! Mouahahaha! |
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